Amélie Legallois, de son nom complet Amélie Marie Antoinette Legallois, est une danseuse classique française née à Paris le 1er juillet 1801 et morte dans la même ville le 28 février 1870. Formée à l'école de ballet de l'Opéra de Paris sous la direction de Jean-François Coulon, elle effectue l'intégralité de sa carrière au sein du Ballet de l'Opéra de Paris, s'illustrant dans les premiers et seconds rôles de l'ère romantique.
Biographie
1801. Amélie Legallois naît à Paris le 1er juillet. Elle intègre rapidement l’école de danse de l’Opéra de Paris où elle étudie sous la direction du maître de ballet Jean-François Coulon.
1808. Encore enfant, elle monte sur scène pour interpréter des rôles de figuration. Elle apparaît ainsi dans le ballet-pantomime Les Amours d’Antoine et de Cléopâtre, chorégraphié par Jean-Pierre Aumer.
1818. Elle participe aux représentations de Proserpine, un ballet-pantomime en trois actes de Pierre Gardel sur une musique de Jean Schneitzhoeffer. Elle y danse notamment parmi les nymphes des prairies au premier acte, puis parmi les ombres au troisième acte.
1822. Elle fait ses débuts officiels en tant que danseuse professionnelle à l’Opéra de Paris le 6 septembre dans Clari, une œuvre de Louis Milon. Sa technique lui permet de s’imposer rapidement parmi les sujets importants de la compagnie.
1823. À la suite de la retraite de la célèbre Émilie Bigottini, Amélie Legallois se partage la reprise de ses rôles avec sa principale rivale, Lise Noblet. Durant près de quinze ans, une rivalité artistique s’installe entre les deux femmes. Legallois reste régulièrement confinée au second plan derrière Noblet.
1824. Elle participe aux représentations de Zémire et Azor, un ballet mis en scène par André-Jean-Jacques Deshayes.
1827. Elle enchaîne les productions d’importance sous la direction de Jean-Pierre Aumer. Elle danse dans Moïse, puis dans La Somnambule. Elle figure également dans une célèbre lithographie de l’époque aux côtés des plus grandes ballerines de l’institution, telles que Marie Taglioni, Pauline Montessu et Lise Noblet.
1828. Sa vie privée suscite l’attention de la société parisienne. Elle est la maîtresse du maréchal de France et ambassadeur Jacques Alexandre Law de Lauriston. Ce dernier meurt subitement dans ses bras le 10 juin. La presse de l’époque, soucieuse de moralité, affirme que le général a expiré dans les bras de la Religion. Cette formule amuse la troupe de l’Opéra, qui attribue immédiatement à la danseuse le surnom de la Religion.
1829. Elle poursuit sa carrière artistique en interprétant des rôles dans La Belle au bois dormant de Jean-Pierre Aumer.
1830. Elle s’illustre dans le ballet Manon Lescaut de Jean-Pierre Aumer, où elle partage la scène avec Joseph Mazilier.
1831. Elle danse dans L’Orgie, une création de Jean Coralli qui ne rencontre qu’un succès éphémère.
1833. Elle participe à la création du divertissement de l’opéra Ali Baba de Cherubini, chorégraphié par Jean Coralli, aux côtés de Lise Noblet et Pauline Leroux. Elle danse également dans La Révolte au sérail de Filippo Taglioni.
1834. Elle se produit dans La Tempête de Jean Coralli et participe au divertissement de l’opéra Don Juan de Mozart.
1835. Elle figure au casting de L’Île des pirates, un ballet d’Henry.
1836. Elle crée le rôle de la Nymphe du Danube lors de la première mondiale de La Fille du Danube, un ballet de Filippo Taglioni sur une musique d’Adolphe Adam, où elle donne la réplique à Marie Taglioni et Joseph Mazilier. La même année, elle danse dans Le Diable boiteux de Jean Coralli.
1837. Amélie Legallois décide de mettre fin à sa carrière et prend sa retraite de l’Opéra de Paris.
1870. Elle s’éteint le 28 février dans le 9e arrondissement de Paris, à l’âge de 68 ans.
Répertoire
- 1808: Les Amours d’Antoine et de Cléopâtre (Jean-Pierre Aumer): un enfant
- 1818: Proserpine (Pierre Gardel): une nymphe des prairies / une ombre
- 1822: Clari (Louis Milon): rôle de début
- 1824: Zémire et Azor (André-Jean-Jacques Deshayes)
- 1827: Moïse (Jean-Pierre Aumer)
- 1827: La Somnambule (Jean-Pierre Aumer)
- 1829: La Belle au bois dormant (Jean-Pierre Aumer)
- 1830: Manon Lescaut (Jean-Pierre Aumer)
- 1831: L’Orgie (Jean Coralli)
- 1833: La Révolte au sérail (Filippo Taglioni)
- 1833: Ali Baba (Jean Coralli): divertissement
- 1834: La Tempête (Jean Coralli)
- 1834: Don Juan (Jean Coralli): divertissement
- 1835: L’Île des pirates (Henry)
- 1836: La Fille du Danube (Filippo Taglioni): la Nymphe du Danube
- 1836: Le Diable boiteux (Jean Coralli)
FAQ
Qui était Amélie Legallois ?
Amélie Legallois était une danseuse classique française du XIXe siècle. Elle a réalisé l’essentiel de sa carrière au sein du Ballet de l’Opéra de Paris.
Quels sont les rôles notables d’Amélie Legallois ?
Elle s’est illustrée dans des productions majeures de l’époque romantique. On peut citer ses rôles dans Manon Lescaut, La Fille du Danube, L’Orgie ou encore le divertissement de l’opéra Ali Baba.
Quelle est l’origine de son surnom La Religion ?
Ce surnom lui fut attribué à l’Opéra après la mort de son amant, le maréchal Jacques Alexandre Law de Lauriston. La presse ayant affirmé qu’il s’était éteint dans les bras de la Religion alors qu’il se trouvait avec elle, la troupe s’empara de cette formule.
Fiche d'identité
- Nom : Amélie Legallois
- Nationalité : France
- Née à Paris (France)
- Date de naissance : 01 juillet 1801
- Date de décès : 28 février 1870
- Fonction : Danseuse
- Niveau atteint : Soliste
- École suivie ou associée : École de danse du Ballet de l'Opéra National de Paris
- Compagnie associée : Ballet de l'Opéra national de Paris
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