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Amalia Ferraris

DanseuseProfesseureEtoile

Fiche mise à jour le 27 juin 2026

Amalia Ferraris est une ballerine et professeure de danse italienne, née à Voghera vers 1828 et morte à Florence le 8 février 1904. Formée à la rigoureuse école italienne de Carlo Blasis, elle s'impose comme l'une des plus grandes étoiles du ballet romantique du XIXe siècle, célèbre pour sa technique de pointes d'acier, sa légèreté aérienne et ses rôles créés sur mesure à Paris, Londres et Saint-Pétersbourg.

Biographie

1828. Amalia Ferraris naît à Voghera, dans la province de Pavie en Lombardie. Elle commence ses premières études de danse à Turin sous la direction de Claudio Chouchoux.

1840. Reconnue pour sa précocité, elle intègre l’école de ballet de l’académie de La Scala de Milan. Elle y étudie sous la direction du célèbre théoricien et pédagogue Carlo Blasis et de son épouse Annunciata Ramaccini. Elle fait partie des « Pléiades », un groupe restreint d’élèves d’élite formées aux exigences techniques les plus strictes de la méthode Blasis, caractérisée par la vitesse, l’aplomb et la force des pointes.

1841. Elle fait ses débuts précoces à La Scala de Milan dans le ballet La Sylphide. L’année suivante, elle interprète le rôle de Myrta dans Giselle au Teatro Regio de Turin.

1844. À l’âge de quatorze ans, elle débute professionnellement à La Scala dans Venus, Cupid, and Bacchus de Carlo Blasis, en tant que prima ballerina di mezzo carattere. Elle est engagée peu après au Teatro San Carlo de Naples. Ses performances dans la Nuova Tirolese et la Sevigliana, chorégraphiées par Annunziata Blasis, lui valent un triomphe immédiat et la signature d’un contrat de trois ans.

1848. Elle commence sa carrière internationale en rejoignant le Her Majesty’s Theatre de Londres. Elle y participe activement aux saisons de ballet, notamment en 1851 à l’occasion de l’Exposition universelle au Crystal Palace. Elle y danse le célèbre Pas de trois des Grâces et s’établit comme une favorite du public londonien jusqu’en 1853.

1854. Elle triomphe au Teatro Apollo de Rome durant la saison du carnaval, puis se produit avec un succès retentissant à Vienne l’année suivante.

1856. Elle fait ses débuts à l’Opéra de Paris le 11 août dans le rôle-titre du ballet-fantastique Les Elfes de Joseph Mazilier, sur une musique du comte Gabrielli. Sa virtuosité technique impressionne profondément le public parisien.

1857. L’Opéra de Paris orchestre la confrontation de deux des plus grandes divas italiennes de l’époque. Amalia Ferraris partage la scène avec sa rivale Carolina Rosati dans Marco Spada ou La Fille du Bandit, un ballet de Joseph Mazilier sur une musique de Daniel-François-Esprit Auber. Les chroniques de l’époque se font l’écho des tensions et de la rivalité féroce entre les deux ballerines.

1858. Elle crée le rôle-titre de Sakountala à l’Opéra de Paris, un ballet de Lucien Petipa sur un livret de Théophile Gautier et une musique d’Ernest Reyer. À la fin de l’année, elle part pour Saint-Pétersbourg. Elle fait ses débuts au Théâtre Bolchoï Kamenny dans le ballet Éoline ou La Dryade de Jules Perrot, sur une musique de Cesare Pugni.

1859. Le chorégraphe Marius Petipa crée spécialement pour elle le pas de deux Le Carnaval de Venise, sur une musique de Cesare Pugni. Ce morceau de bravoure est inséré dans le ballet Satanella (ou Le Diable amoureux) lors de sa représentation à Saint-Pétersbourg, devenant un classique du répertoire de virtuosité.

1861. De retour à l’Opéra de Paris, elle crée le rôle de Gazella dans L’Étoile de Messine de Pasquale Borri. Sa tarantelle dramatique et virtuose marque les esprits.

1863. Elle retourne en Italie et danse dans La Perle de Normandie de Diani au Teatro della Pergola de Florence.

1868. Après de nouvelles apparitions à Londres, Bruxelles et Padoue, elle donne ses dernières représentations à Milan avant de se retirer définitivement de la scène en 1869.

1869. Elle s’établit à Paris pour se consacrer à l’enseignement de la danse classique. Elle retourne ensuite en Italie pour s’installer à Florence, où elle s’éteint le 8 février 1904.

Son maître Carlo Blasis a résumé son immense talent par ces mots:

« Elle a étudié tous les secrets de cet art qui perfectionne la nature et a fait paraître spontané ce qui a coûté beaucoup d’efforts. »

Carlo Blasis, Il Pirata, 19 juin 1853

Répertoire

  • La Sylphide (1841, Milan)
  • Giselle (Myrta, 1842, Turin)
  • Venus, Cupid, and Bacchus (1844, Milan)
  • Les Elfes (Rôle-titre, 1856, Paris)
  • Marco Spada ou La Fille du Bandit (1857, Paris)
  • Sakountala (Rôle-titre, 1858, Paris)
  • Éoline ou La Dryade (Éoline, 1858, Saint-Pétersbourg)
  • Satanella (Satanella, 1859, Saint-Pétersbourg)
  • L’Étoile de Messine (Gazella, 1861, Paris)
  • La Perle de Normandie (1863, Florence)
  • La Giocoliera (1866, Padoue)

Vie privée

Amalia Ferraris a épousé Giuseppe Torre, un poète et homme de lettres originaire de Gênes.

FAQ

Qui était Amalia Ferraris ?

Amalia Ferraris était l’une des plus célèbres ballerines italiennes du XIXe siècle, reconnue pour sa virtuosité technique exceptionnelle et son lyrisme. Formée par le grand théoricien Carlo Blasis, elle a brillé sur les plus grandes scènes d’Europe, notamment à l’Opéra de Paris, à Londres et à Saint-Pétersbourg.

Quelle était la particularité technique d’Amalia Ferraris ?

Amalia Ferraris était célèbre pour la force et la rapidité de ses pointes, souvent qualifiées de pointes d’acier, ainsi que pour son élévation et sa légèreté. Son maître Carlo Blasis soulignait son talent unique pour rendre spontané et gracieux ce qui exigeait en réalité un immense effort physique.

Avec quelle autre ballerine Amalia Ferraris a-t-elle entretenu une célèbre rivalité ?

Amalia Ferraris a entretenu une rivalité légendaire avec sa compatriote Carolina Rosati. Cette concurrence artistique a atteint son apogée à l’Opéra de Paris en 1857, lorsque le chorégraphe Joseph Mazilier les a réunies sur scène dans le ballet Marco Spada ou la Fille du Bandit.

Fiche d'identité

  • Nom : Amalia Ferraris
  • Nationalité : Italie
  • Née à Voghera (Italie)
  • Année de naissance : 1828
  • Date de décès : 08 février 1904
  • Fonctions : Danseuse, Professeure
  • Niveau atteint : Etoile
  • Compagnie associée : Ballet de l'Opéra national de Paris

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