Ballet royal de Wallonie
Le Ballet royal de Wallonie a été l’une des grandes compagnies de ballet belges. Née à Charleroi à la fin des années 1950 sous l’impulsion de la danseuse Hanna Voos, elle a marqué la vie chorégraphique wallonne pendant plus de trente ans. Cette fiche retrace son histoire, son répertoire et ses figures marquantes, jusqu’à sa transformation en centre de danse contemporaine.
En 1991, le Ballet royal de Wallonie cesse d’exister comme compagnie de ballet classique : rebaptisé Charleroi/Danses par Frédéric Flamand, il devient un centre entièrement tourné vers la danse contemporaine.
Histoire
Les origines : du Ballet du Hainaut au Ballet de Wallonie
En 1957, Hanna Voos réunit les corps de ballet du Théâtre royal de Mons et du Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Elle installe sa nouvelle compagnie à Charleroi sous le nom de Ballet du Hainaut. La structure prend ensuite le nom de Ballet de Wallonie.
Le danseur et chorégraphe espagnol Emilio Altés Safont, formé à Barcelone, compte parmi les premières figures de la compagnie. Engagé par Hanna Voos comme premier danseur et chorégraphe, il signe plusieurs pièces d’inspiration espagnole (Boléro, Carmen, Caprice espagnol).
La naissance du Ballet royal de Wallonie (1966)
En 1966, la compagnie accède au titre de Ballet royal de Wallonie. Le spectacle inaugural a lieu le 30 septembre 1966 au Palais des Beaux-Arts de Charleroi. L’Orchestre philharmonique royal de Liège accompagne cette première représentation. La troupe réunit alors une quarantaine de danseurs.
Dès ses débuts, la compagnie invite de grands solistes pour ses rôles principaux, comme Claude Bessy, Paolo Bortoluzzi et Félix Blaska. Hanna Voos dirige l’institution jusqu’à son départ en 1976.
L’ère Jorge Lefebre et le tournant néo-classique (1980-1990)
Après le départ de Hanna Voos, la direction passe par Jacky Richard, puis par Juan Giuliano. En 1980, le chorégraphe cubain Jorge Lefebre prend la direction artistique. Il oriente le répertoire vers le style néo-classique.
Avec le directeur général Guy Rassel, la compagnie atteint sa pleine maturité. Elle crée des œuvres fortes, comme David come Home, Frankenstein, La Dame aux camélias, L’Enfant de porcelaine et Yerma. Jorge Lefebre dirige la troupe jusqu’à son décès en 1990.
1991 : la mutation en Charleroi/Danses
En 1991, le metteur en scène Frédéric Flamand est nommé à la direction. Il rebaptise la structure Charleroi/Danses et l’oriente vers la danse contemporaine. Ce choix met fin à la compagnie de ballet classique permanente. Frédéric Flamand dirige ensuite l’institution jusqu’en 2004.
Sur le plan juridique, l’association fondée en 1966 se poursuit aujourd’hui sous le nom de Charleroi danse. Ce centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles est désormais dédié à la création contemporaine (source Wikipédia, « Charleroi danse »).
Les dates clés
| Date | Étape |
|---|---|
| 1957 | Réunion des corps de ballet de Mons et de Charleroi, naissance du Ballet du Hainaut |
| 1966 | La compagnie devient le Ballet royal de Wallonie, spectacle inaugural le 30 septembre |
| 1976 | Départ de Hanna Voos et début d’une période de transition |
| 1980 | Jorge Lefebre prend la direction et développe le répertoire néo-classique |
| 1990 | Décès de Jorge Lefebre |
| 1991 | Frédéric Flamand transforme la compagnie en Charleroi/Danses |
Répertoire
Le répertoire de la compagnie mêlait les grands ballets classiques et les créations néo-classiques. Le tableau ci-dessous présente quelques titres marquants de chaque catégorie.
| Grands ballets classiques | Créations néo-classiques |
|---|---|
| Giselle | David come Home |
| Le Lac des cygnes | Frankenstein |
| Coppélia | La Dame aux camélias |
| Roméo et Juliette | L’Enfant de porcelaine |
Yerma figure aussi parmi les créations marquantes de la période Lefebre. Sous sa direction, la troupe met nettement l’accent sur le répertoire néo-classique.
Danseurs célèbres
Plusieurs grandes figures de la danse ont dansé avec le Ballet royal de Wallonie, comme solistes invités ou comme artistes de la maison.
Les solistes invités
- Claude Bessy
- Paolo Bortoluzzi
- Félix Blaska
Les solistes de la compagnie
- Miguel Navarro
- Menia Martinez
- Mitsuio Kishibe
La génération néo-classique
- Christine Klépal
- Manuela Descamps
- Catherine Plomteux
- Francis Pedros
- Árpád Kovács
- Caroline Jenkins
- Sean O’Brien
Lieu de résidence
Le Ballet royal de Wallonie avait pour résidence principale le Palais des Beaux-Arts de Charleroi. La compagnie y disposait de ses studios de répétition. Elle y présentait aussi une grande partie de ses spectacles.
Peut-on rejoindre le Ballet royal de Wallonie aujourd’hui ?
Si vous êtes danseur et que vous cherchez un contrat, il faut le savoir : le Ballet royal de Wallonie n’existe plus en tant que compagnie de ballet classique. Depuis 1991, la structure s’est transformée en centre de danse contemporaine. Vous ne pouvez donc pas y signer un contrat de danseur classique.
Pour travailler dans sa lignée directe, c’est vers Charleroi danse qu’il faut vous tourner. Ce centre chorégraphique accueille des compagnies et des chorégraphes contemporains, propose des résidences et des ateliers, et programme une saison internationale. Les profils recherchés relèvent aujourd’hui de la danse contemporaine.
Si votre objectif reste un contrat en ballet classique en Belgique, vous vous orienterez plutôt du côté flamand, notamment vers l’Opera Ballet Vlaanderen, héritier du Ballet royal de Flandre.
Questions fréquentes
Quand le Ballet royal de Wallonie a-t-il été fondé ?
Le Ballet royal de Wallonie a reçu son titre royal en 1966, à Charleroi. Ses origines remontent à la fin des années 1950, quand Hanna Voos réunit les corps de ballet de Mons et de Charleroi. Le spectacle inaugural a eu lieu le 30 septembre 1966.
Qui a dirigé le Ballet royal de Wallonie ?
Le Ballet royal de Wallonie a d’abord été dirigé par sa fondatrice Hanna Voos, jusqu’en 1976. Après une transition assurée par Jacky Richard puis Juan Giuliano, le chorégraphe cubain Jorge Lefebre en a pris la direction de 1980 à 1990. Frédéric Flamand lui a succédé en 1991.
Pourquoi le Ballet royal de Wallonie a-t-il disparu ?
Le Ballet royal de Wallonie a disparu en 1991, à l’arrivée de Frédéric Flamand à sa direction. Il a transformé la compagnie classique en centre de danse contemporaine, rebaptisé Charleroi/Danses. La troupe de ballet classique permanente a alors cessé d’exister.
Peut-on encore rejoindre le Ballet royal de Wallonie comme danseur ?
Non, vous ne pouvez plus rejoindre le Ballet royal de Wallonie comme danseur classique. La compagnie n’existe plus sous cette forme depuis 1991. Son successeur, Charleroi danse, est aujourd’hui un centre dédié à la danse contemporaine.
Sources
Fiche d'identité de la compagnie
- Nom officiel : Ballet royal de Wallonie
- Lieu rattaché : Palais des Beaux-Arts de Charleroi
- Année de création : 1966
- Danseur célèbre de la compagnie : Claude Bessy