Arabesque
Définition
L’arabesque est une position fondamentale de la danse classique dans laquelle le danseur ou la danseuse se tient sur une jambe (la jambe d’appui), tandis que l’autre jambe (la jambe libre) est étendue derrière le corps, parfaitement tendue. Cette figure emblématique vise à créer la ligne la plus longue possible, s’étendant de la pointe des doigts de la main avant jusqu’à la pointe du pied levé.
L’arabesque peut être exécutée à terre (le pied arrière touche le sol), à 45 degrés, à 90 degrés (la jambe est alors parallèle au sol) ou bien au-delà dans les niveaux avancés. Elle exprime la grâce, l’équilibre et l’envol. Sur scène, elle est souvent utilisée pour illustrer la légèreté des personnages éthérés, comme dans les ballets blancs (Le Lac des Cygnes, Giselle).
Technique
- Le poids du corps est transféré sur la jambe d’appui, qui peut être tendue ou en plié, en veillant à maintenir un alignement vertical parfait du bassin au-dessus du pied.
- La jambe libre est dégagée vers l’arrière en passant par la première position, en maintenant une rotation externe constante (l’en-dehors).
- Le danseur lève la jambe arrière en utilisant la force des muscles fessiers et des spinaux, tout en gardant les hanches le plus possible face à la direction du mouvement.
- Le buste reste fier et s’étire vers le haut pour compenser la levée de la jambe. Il est crucial de ne pas s’effondrer vers l’avant pour ne pas casser la ligne du dos.
- Les bras sont placés dans l’une des positions codifiées pour équilibrer la silhouette et prolonger visuellement le mouvement.
Variantes
Selon les méthodes d’enseignement (école française, méthode Vaganova ou Cecchetti), les arabesques sont numérotées différemment. On distingue généralement quatre types principaux basés sur la relation entre les bras et les jambes :
- La première arabesque : Le bras correspondant à la jambe d’appui est tendu devant, tandis que l’autre bras est ouvert sur le côté.
- La deuxième arabesque : Le bras opposé à la jambe d’appui est tendu devant, créant une ligne croisée.
- La troisième arabesque : Les deux bras sont tendus vers l’avant, l’un légèrement plus haut que l’autre, créant une sensation de projection.
- L’arabesque allongée : Le buste s’incline vers l’avant tandis que la jambe arrière monte très haut, créant une ligne horizontale étirée à l’extrême.
Étymologie
Le terme provient de l’italien arabesco, signifiant « à la manière des Arabes ». À l’origine, ce mot désignait des motifs ornementaux complexes et sinueux utilisés dans l’art et l’architecture mauresque. En danse classique, le terme a été adopté pour décrire la fluidité et la continuité des lignes courbes et harmonieuses formées par le corps du danseur.
En pratique
Pour réussir une belle arabesque, il est essentiel de travailler la souplesse du dos et la force de la sangle abdominale. Une erreur courante consiste à « lâcher » la hanche de la jambe levée, ce qui brise l’alignement du bassin. Il faut au contraire chercher l’opposition : le sommet du crâne s’étire vers le plafond pendant que la pointe du pied cherche le mur derrière soi. La stabilité dépend de l’ancrage de la jambe d’appui et de la répartition du poids vers l’avant du pied (sur les métatarses).
Arabesque en anglais : Arabesque
Photos et vidéos
« L’arabesque » en dessin par @grace.on.pointe :
