Danse Classique .info
  • Ecoles
  • Cours en ligne
  • Stages
  • Personnes
  • Concours
  • Marques
  • Compagnies

Accueil » Personne » Danseur » John Gilpin

John Gilpin

DanseurDirecteur de la danseProfesseurEtoile

Fiche mise à jour le 23 mai 2026

John Gilpin, né le 10 février 1930 à Southsea, Hampshire, et décédé le 5 septembre 1983 à Londres, est un danseur de ballet et acteur britannique, reconnu comme l'un des danseurs masculins les plus éminents de sa génération. Doté d'une virtuosité exceptionnelle, d'un style lyrique et d'une présence scénique charismatique, il marque l'histoire de la danse classique, notamment au sein du London Festival Ballet.

Biographie

1930–1937 : John Brian Gilpin voit le jour à Southsea, en tant qu’aîné de jumeaux, son frère Anthony le suivant de près. Sa santé est fragile dès la naissance, et les médecins doutent de sa survie. Son père, William John Gilpin, est officier dans la Royal Navy, et sa mère, Lilian May Lendon, veille attentivement sur lui. La famille déménage fréquemment en raison des affectations navales de son père, mais John passe une grande partie de son enfance à Dawlish, dans le Devon, où il profite d’une vie en plein air, entre natation et exploration, activités encouragées pour renforcer sa constitution délicate. Dès qu’il peut marcher, John danse instinctivement dès qu’il entend de la musique.

1937–1938 : À l’âge de sept ans, alors que sa famille réside à Plymouth, un médecin lui conseille de faire de l’exercice pour améliorer sa santé. Sa mère l’inscrit à des cours de danse locaux, malgré les réticences initiales de la famille concernant cette activité pour un garçon. Ces premières leçons révèlent une passion pour le mouvement. En 1938, il participe au Plymouth Society of Music Festival, où il remporte des prix dans quatre catégories. Olive Ripman, une des juges et professeur de ballet, reconnaît son potentiel et lui offre une bourse pour son école Cone-Ripman à Londres.

1939–1942 : En 1939, alors que la Seconde Guerre mondiale éclate, John et sa mère s’installent à Londres pour qu’il puisse fréquenter l’école Cone-Ripman en tant qu’externe. Lorsque les bombardements s’intensifient, l’école est déplacée à Tring, dans le Hertfordshire, et John devient interne. Il commence également une carrière d’enfant acteur, apparaissant dans le film de Vera Lynn, We’ll Meet Again, en 1942. Il joue également le rôle de Michael dans Peter Pan au Winter Garden Theatre de Londres pendant les saisons de Noël 1942 et 1943, partageant la scène avec Glynis Johns et Alistair Sim.

1943 : À seulement 13 ans, John Gilpin reçoit la prestigieuse Adeline Genée Gold Medal de la Royal Academy of Dancing, devenant le plus jeune lauréat de cette distinction. Parmi les juges se trouvent Ninette de Valois et Marie Rambert, figures emblématiques du ballet britannique.

1944–1945 : Il poursuit sa carrière d’acteur avec des rôles dans les films They Were Sisters et The Years Between, aux côtés de Michael Redgrave. En 1945, alors qu’il est pressenti pour le rôle-titre de la pièce de Terence Rattigan, The Winslow Boy, Marie Rambert lui propose une place de soliste dans sa compagnie. Le jeune danseur choisit la danse, sa passion première, et fait ses débuts professionnels avec le Ballet Rambert le 5 novembre 1945 au New Theatre de Londres. Il danse la Scotch Rhapsody dans Façade de Frederick Ashton et le Tyrolean dans Soirée Musicale d’Antony Tudor. Il s’adapte rapidement au rythme exigeant de la compagnie, se produisant souvent dans plusieurs ballets par soirée et partageant la scène avec des danseuses comme Sally Gilmour et Belinda Wright.

1946–1947 : En 1946, il interprète le rôle masculin dans le Pas de Trois de l’Acte II du Lac des Cygnes au King’s Theatre de Londres. Sa progression rapide le mène à être promu danseur principal en 1947. La même année, il crée le rôle de Charlie Ney, le Rabbit Catcher, dans The Sailor’s Return d’Andrée Howard, ballet qui explore les thèmes du préjugé racial et met en lumière sa polyvalence dans les œuvres narratives.

1947–1949 : De fin 1947 à début 1949, John Gilpin participe à la tournée historique du Ballet Rambert en Australie et en Nouvelle-Zélande, la première d’une compagnie de danse britannique au-delà de l’Europe. La tournée, initialement prévue pour six mois, est prolongée à 15 mois en raison de son immense succès. À 17 ans, Gilpin marque les esprits par son énergie, sa précision technique et sa présence charismatique, contribuant au rayonnement international de la compagnie.

1949 : Après son retour en Angleterre, Gilpin rejoint la compagnie des Ballets de Paris de Roland Petit pour la saison 1949. Il y danse notamment en tant que chef dans L’Œuf à la Coque et bandit dans Carmen. Il a également l’occasion de travailler avec Frederick Ashton sur la chorégraphie de Le Rêve de Léonor, où il crée le rôle du Roi-Nougat qui se métamorphose en cygne.

1950 : Il rejoint le Grand Ballet du Marquis de Cuevas à Monte-Carlo. Il y danse Le Spectre de la Rose en alternance avec Serge Golovine. Une opportunité majeure se présente lorsque Andre Eglevsky se blesse, et Gilpin est choisi pour le remplacer dans le rôle principal de Perséphone de John Taras, qu’il apprend en trois jours. Il y excelle, ce qui lui permet de danser également le Casse-Noisette et le pas de deux du Cygne Noir avec Rosella Hightower. Après cette saison et des tournées en France et en Espagne, il ressent le mal du pays et retourne à Londres. Il est alors recruté par Anton Dolin pour le nouveau London Festival Ballet, dont il devient l’un des danseurs principaux dès sa création. Il fait ses débuts avec la compagnie le 24 octobre 1950 au Stoll Theatre de Londres, se produisant dans Le Beau Danube, puis dans le Prince du Casse-Noisette et Le Spectre de la Rose, rôle pour lequel il est particulièrement acclamé.

1950–1960 : La carrière de John Gilpin au London Festival Ballet s’étend sur plus de deux décennies. Il devient célèbre pour sa pureté classique, sa présence scénique charismatique et son élévation exceptionnelle. Il est nommé directeur artistique adjoint en 1959. En 1957, il reçoit le Prix Nijinsky à Paris. Il danse avec Liane Daydé lors de ses apparitions avec le London Festival Ballet.

1960 : Il épouse la danseuse et chorégraphe Sally Judd. Anton Dolin, son ami et mentor, accompagne la Princesse Antoinette de Monaco à la cérémonie. Le couple aura une fille, Tracy, en 1962.

1961–1965 : En 1961, il est nommé directeur artistique du London Festival Ballet, poste qu’il occupe jusqu’en 1965. Il est honoré du Queen Elizabeth II Coronation Award en 1963 pour ses services au ballet britannique. En 1964, il reçoit l’Étoile d’Or au Festival International de Danse de Paris pour le meilleur danseur masculin.

1965 : Il est invité à danser avec l’American Ballet Theatre.

1968–1970 : Son mariage avec Sally Judd prend fin en 1970, après que leurs carrières respectives les aient éloignés. Ils restent cependant amis.

1970–1977 : À partir des années 1970, des blessures aux jambes le contraignent à se retirer progressivement de la scène. Il se tourne alors vers l’enseignement, la chorégraphie et la mise en scène de ballets à l’échelle internationale. En 1977, il dirige brièvement le Pittsburgh Ballet Theatre en tant que directeur artistique.

1981–1982 : Il joue dans la pièce Invitation to the Dance de Maxim Mazumdar, basée sur sa propre vie, qui est présentée dans le West End de Londres. En 1981, il incarne Oberon dans A Midsummer Night’s Dream de Lindsay Kemp en Italie. En 1982, il publie son autobiographie, A Dance With Life.

1983 : Le 28 juillet, il épouse la Princesse Antoinette de Monaco, Baronne de Massy, sœur du Prince Rainier III. Le mariage a lieu au palais, entouré de la famille Grimaldi. Cependant, leur bonheur est de courte durée. John Gilpin décède d’une crise cardiaque le 5 septembre 1983 à Londres, six semaines seulement après son mariage, à l’âge de 53 ans. Il est inhumé dans la Chapelle de la Paix à Monaco.

Répertoire

Rôles classiques

  • Albrecht dans Giselle
  • Le Prince dans Casse-Noisette
  • Le Spectre dans Le Spectre de la Rose
  • Le Prince Siegfried dans Le Lac des Cygnes (pas de deux du Cygne Noir)

Créations

  • Charlie Ney, le Rabbit Catcher, dans The Sailor’s Return (Andrée Howard, 1947)
  • Le Roi-Nougat dans Le Rêve de Léonor (Frederick Ashton, 1949)
  • Rôle principal dans Perséphone (John Taras, 1950)
  • Rôle principal dans Esmeralda (1954)
  • Rôle principal dans Variations for Four (1957)

Prix, distinctions et récompenses

  • 1943 : Adeline Genée Gold Medal
  • 1957 : Prix Nijinsky
  • 1963 : Queen Elizabeth II Coronation Award
  • 1964 : Étoile d’Or au Festival International de Danse de Paris

Autres activités

  • Acteur enfant dans des films et pièces de théâtre (années 1940)
  • Directeur artistique adjoint du London Festival Ballet (1959)
  • Directeur artistique du London Festival Ballet (1962–1965)
  • Directeur artistique du Pittsburgh Ballet Theatre (1977)
  • Enseignant et chorégraphe international (à partir des années 1970)
  • Auteur de l’autobiographie A Dance With Life (1982)

Vie privée

John Gilpin est le fils de William John Gilpin, officier de la Royal Navy, et de Lilian May Lendon. Il a un frère jumeau, Anthony. Il se marie une première fois en 1960 avec la danseuse et chorégraphe Sally Judd, avec qui il a une fille, Tracy, née en 1962. Le couple divorce en 1970. En 1983, il épouse la Princesse Antoinette de Monaco, Baronne de Massy, sœur du Prince Rainier III.

FAQ

Quel a été le rôle de John Gilpin au sein du London Festival Ballet ?

John Gilpin a été danseur principal du London Festival Ballet dès sa création en 1950. Il en est devenu le directeur artistique de 1962 à 1965, marquant profondément la compagnie par son style et son leadership.

Quelles distinctions John Gilpin a-t-il reçues au cours de sa carrière ?

John Gilpin a été honoré de plusieurs distinctions, dont le Prix Nijinsky en 1958, l’Étoile d’Or en 1964, et le Queen Elizabeth II Coronation Award en 1963 pour sa contribution au ballet britannique.

John Gilpin a-t-il eu une carrière d’acteur ?

Oui, John Gilpin a commencé sa carrière comme enfant acteur, apparaissant dans des films comme We’ll Meet Again et The Years Between, ainsi que dans des productions théâtrales du West End.

Quand John Gilpin a-t-il publié son autobiographie ?

John Gilpin a publié son autobiographie intitulée A Dance With Life en 1982, un an avant son décès. Cet ouvrage retrace son parcours exceptionnel dans le monde de la danse.

Fiche d'identité

  • Nom : John Gilpin
  • Nationalité : Royaume-Uni
  • Né à Southsea (Royaume-Uni)
  • Date de naissance : 10 février 1930
  • Date de décès : 05 septembre 1983
  • Fonctions : Danseur, Directeur de la danse, Professeur
  • Niveau atteint : Etoile
  • Compagnies associées : Le Ballet du Mariinsky, American Ballet Theatre (ABT)

💡 Explorez la méthode italienne en danse classique grâce à notre dossier thématique, une exploration de son développement et de son impact sur l'art de la danse..

Meilleurs danseurs classiques
Le rêve : danseuse étoile !
Danse par Internet

Pour progresser en danse classique, suivez un cours particulier via Zoom, ou un cours professionnel en VOD, ou des exercices gratuits sur YouTube.

Notre newsletter :

Inscription ici...
Lexique de danse classique - Prochains spectacles de danse
Mentions légales et Politique de confidentialité - Nous contacter